Les Alpes-de-Haute-Provence, un pays de lavande et de savoir-faire
Ouvrir la porte sur ce département, c'est d'abord ouvrir les fenêtres sur un horizon dégagé. Les Alpes-de-Haute-Provence comptent parmi les territoires les moins densément peuplés de France métropolitaine : ici, les champs prennent le pas sur le bitume, la lumière tombe franche sur les plateaux calcaires, et l'air sent la garrigue dès qu'on s'écarte de la route. Les sommets des Préalpes de Digne encadrent des vallées où alternent lavande, blé, amandiers et troupeaux, un paysage façonné par des siècles de vie pastorale plutôt que par l'industrie. C'est dans ce cadre, entre le plateau de Valensole et les contreforts de la montagne de Lure, que nos fournisseurs Naelys Provence et Sydella fabriquent leurs savons, huiles et cosmétiques naturels.
Le plateau de Valensole, entre blé, amandiers et lavande
Le plateau de Valensole doit sa renommée à ses étendues violettes, photographiées chaque été par des visiteurs venus du monde entier. On y cultive la lavande depuis la fin du XIXe siècle. Le lavandin et le blé dur alternent dans les assolements, aux côtés des vergers d'amandiers : une polyculture qui a façonné le paysage autant que l'économie locale, et qui explique pourquoi les parcelles changent de couleur d'une année sur l'autre. À cette altitude modérée, c'est surtout le lavandin, l'hybride né du croisement naturel entre lavande vraie et lavande aspic, qui domine les champs : plus productif et plus résistant, avec un parfum différent de celui de la lavande fine. La Lavandula angustifolia apprécie davantage les pentes d'altitude. Pour bénéficier de l'appellation d'origine protégée « Huile essentielle de lavande de Haute-Provence », les plantations doivent en principe être situées au-dessus de 800 mètres, dans une aire couvrant 284 communes réparties entre quatre départements voisins.
C'est sur ce plateau, à Valensole même, que Naelys Provence élabore ses soins. La lavande fine s'y retrouve sous plusieurs formes : en sérum apaisant associé à la pâquerette sauvage, ou infusée dans un beurre de karité pensé pour les peaux sèches et malmenées par le soleil. Vous retrouverez ces formulations dans notre sélection de soins à la lavande et notre gamme de beurres de karité. Le déodorant solide à l'orange et à l'huile essentielle de lavande fine de Haute-Provence AOP illustre bien cette manière de faire : peu d'ingrédients, mais choisis pour leur origine autant que pour leur qualité ; vous le trouverez dans notre collection de déodorants naturels. Naelys Provence signe aussi un sérum anti-âge à l'immortelle et à l'huile d'abricot, formulé dans le même atelier, même si l'immortelle utilisée vient de Corse : il fait partie de notre sélection de soins à l'immortelle.
Forcalquier et la montagne de Lure, terre historique du négoce des plantes aromatiques
Un peu plus au nord, du côté de Revest-des-Brousses et de Saint-Étienne-les-Orgues, le paysage se resserre et la montagne de Lure impose sa silhouette. L'altitude y offre à la lavande vraie des conditions particulièrement favorables. Ce coin de Haute-Provence a une histoire commerciale ancienne : aux XVIIe et XVIIIe siècles, des marchands droguistes installés autour de Saint-Étienne-les-Orgues colportaient des plantes aromatiques et médicinales en France et au-delà des frontières. Cette activité précède de longtemps le développement de la culture organisée de la lavande à la fin du XIXe siècle, puis son essor après la Première Guerre mondiale, lorsque les plantations ont progressivement pris le relais d'une partie de la cueillette sauvage.
C'est dans ce même bassin, à Revest-des-Brousses, que le laboratoire Sydella compose ses eaux florales et ses huiles de soin. Dans ses formules, la lavande côtoie d'autres plantes aromatiques, comme la sarriette et la menthe poivrée, complétées notamment par l'huile essentielle de petit grain bigarade. Elles sont réunies dans une eau florale purifiante que vous retrouverez dans notre collection d'eaux florales à la lavande. Sydella décline aussi la lavande en lotion après-rasage, pensée pour apaiser les peaux sensibles sans recourir à l'alcool, en masque à l'argile verte et en huile de massage du soir associée à la marjolaine : des formules courtes, composées dans un territoire qui cultive et distille depuis longtemps les plantes aromatiques.
La garrigue et le pastoralisme, une agriculture d'altitude
Avant d'être cultivée, la lavande de Haute-Provence a longtemps été une plante de cueillette, ramassée à flanc de colline par des familles qui en tiraient un revenu d'appoint. Les mêmes pentes servaient aussi de parcours aux troupeaux de moutons, montés en estive sur les pâturages du Verdon et de la montagne de Lure. Cette transhumance, encore pratiquée aujourd'hui, contribue à entretenir les milieux ouverts et leur diversité végétale. Thym, sarriette et romarin trouvent naturellement leur place sur les sols calcaires et secs, tandis que d'autres plantes aromatiques, comme la menthe, sont cultivées dans des conditions qui leur conviennent. Certaines de ces ressources locales se retrouvent dans les eaux florales et les huiles de massage de nos fournisseurs. Elles sont associées, selon les formules, à des ingrédients venus d'autres régions, comme le karité, l'avocat ou la rose musquée.
Le Verdon et l'olivier, les autres visages de la Haute-Provence
Le département ne se résume pas à la lavande. Au sud du plateau de Valensole s'ouvrent les gorges du Verdon, dont les eaux vert émeraude ont probablement inspiré le nom de la rivière, puis celui du parc naturel régional. L'olivier, lui, pousse sur les coteaux les mieux exposés : une tradition agricole assez ancienne pour que la région dispose de sa propre appellation d'origine protégée pour l'huile d'olive. L'huile d'olive entre d'ailleurs dans certaines formules de Naelys Provence, comme le baume multiusage au calendula, à la propolis et à la cire d'abeille, pensé pour les mains, les lèvres et les zones les plus sollicitées par le climat : il fait partie de notre sélection de soins au calendula.
Chez Sydella, la crème visage à la rose s'écarte volontairement du registre lavande : elle mise sur la rose musquée et la rose de Damas pour nourrir les peaux en quête de douceur. Vous la trouverez dans notre collection de crèmes visage à la rose, preuve que le laboratoire de Revest-des-Brousses ne travaille pas qu'une seule plante.
Pourquoi choisir des cosmétiques fabriqués en Haute-Provence
Un produit peut porter le mot Provence sur son étiquette sans qu'aucun de ses ingrédients n'y ait jamais poussé, et sans que sa fabrication n'y soit passée non plus. Ce n'est pas le cas des références réunies ici. Naelys Provence et Sydella sont deux ateliers de taille modeste, que nous connaissons directement, qui fabriquent en petites séries dans leurs propres locaux plutôt que de sous-traiter à l'autre bout du pays. Cette proximité se retrouve dans les formulations : des ingrédients cultivés ou distillés localement sont associés à des matières premières complémentaires venues d'autres origines. On ne vous promet pas de miracle, juste des soins simples, traçables et fabriqués là où ils sont racontés.
Nos produits fabriqués dans les Alpes-de-Haute-Provence
Chaque référence de cette collection est fabriquée dans ce département, par deux ateliers que nous connaissons directement : Naelys Provence à Valensole et Sydella à Revest-des-Brousses. Sérums à la lavande et à l'immortelle, beurre de karité, eaux florales aux plantes aromatiques, masque à l'argile verte, crème à la rose : la sélection couvre le visage, le corps et les rituels de détente. Cette fabrication locale associe, selon les produits, des ingrédients cultivés ou distillés en Haute-Provence à des matières premières venues d'autres régions. Vous avez envie de sentir la garrigue sans quitter votre salle de bain ? La sélection ci-dessous n'attend que ça.






















